Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation organisés par les autorités et les acteurs de la sécurité routière, l’excès de vitesse continue de gagner du terrain dans la commune de Kandi. De plus en plus, certains jeunes transforment les voies urbaines, notamment les rues asphaltées, en de véritables pistes de rodéo, au mépris des règles du code de la route. Une pratique qui, selon les constats, expose les usagers à des risques de graves accidents, parfois mortels.
Afin de mieux comprendre les causes de ce phénomène et les pistes de solution envisageables, la rédaction du journal La Plume Libre a rencontré Amoudane Tamou Tabe, membre du Parlement des Jeunes du Bénin. Pour le jeune parlementaire, ce comportement résulterait principalement de deux facteurs : le mépris des règles de la circulation routière et les effets de la consommation de produits psychotropes, qui altèrent les sens et favorisent les conduites à risque.À l’en croire, ces excès de vitesse mettent en péril non seulement leurs auteurs, mais également les riverains et les autres usagers de la route. « Tout d’abord, en roulant ainsi, ils mettent en danger les riverains et les autres usagers de la route. Par la suite, ils s’exposent eux-mêmes à des accidents pouvant entraîner des blessures graves, voire la mort », a-t-il déclaré.
Face à cette situation préoccupante, Amoudane Tamou Tabe a invité les autorités à maintenir les actions de sensibilisation tout en renforçant les contrôles et les sanctions contre les contrevenants. « J’adresserais avant tout mon message aux autorités afin qu’elles prennent les mesures nécessaires pour amener ces jeunes à prendre conscience des conséquences de leurs actes », a-t-il insisté.
Au-delà des actions des pouvoirs publics, la lutte contre l’excès de vitesse passe également par une prise de conscience individuelle. Et le respect du code de la route demeure la meilleure garantie pour préserver des vies et faire de Kandi une ville plus sûre pour tous.
Aboubakari TCHOUMON (Stg)
