Ce qui se passe au sein de l’administration communale de Kandi dépasse l’entendement. Depuis la destitution des chefs d’arrondissement et de l’adjoint au maire ayant démissionné pour rejoindre le parti Les Démocrates, les populations de ces arrondissements sont privées de leur droit d’accès normal aux services publics.
Faute de responsables administratifs, les habitants sont contraints de parcourir plusieurs kilomètres pour bénéficier des services communaux qu’ils pouvaient avoir à côté. Par exemple, les populations de Donwari, d’Angaradébou, de Kandi 3 et d’autres localités doivent désormais se rendre soit au bureau de l’arrondissement 1, soit à celui de l’arrondissement 2 pour avoir leurs différentes actes.
Pourtant, quelques jours après la destitution des anciens responsables, le parti force cauri pour un Bénin émergent, formation politique majoritaire au sein du conseil communal a, à travers une note adressée au Préfet de l’Alibori, désigné de nouveaux élus pour assurer la relève. Mais les autorités compétentes, notamment la préfecture tarde toujours à procéder à leur installation officielle, plongeant l’administration communale dans une situation de blocage incompréhensible.
Comment expliquer qu’une simple formalité administrative prenne autant de temps ?Pourquoi laisse-t-on les citoyens sans relais administratif depuis des semaines ?Qui tire profit de cette paralysie ?
Difficile de croire à un simple retard administratif. Tout indique que des intérêts politiques sont en train d’étouffer le fonctionnement normal de la commune. Les responsables censés protéger les populations semblent avoir préféré les calculs de couloirs au détriment du service public et du bien-être des populations.
Ce blocus n’est pas une erreur : c’est un choix. Un choix qui pénalise les plus pauvres, qui complique le quotidien des populations, et qui expose la commune à un chaos administratif évitable. Kandi mérite mieux que ce mutisme.
Kandi mérite mieux que ces jeux d’influence.Et les populations méritent des autorités qui agissent pas des autorités qui bloquent.
Ikililou ADAMOU IDRISSOU

