Ce qui se passe aujourd’hui à la Maison des Jeunes de Kandi dépasse l’entendement. Au lieu d’être un espace vivant, propre, accueillant et digne d’une ville chef-lieu de département, les alentours du bâtiment ressemblent désormais à un véritable dépotoir à ciel ouvert. Telle une porcherie abandonnée, la Maison des Jeunes végète dans une insalubrité qui défie toute logique et toute responsabilité administrative.
Partout, des déchets plastiques jonchent le sol, mêlés à des touffes d’herbes sauvages, des feuilles mortes en putréfaction et même des traces d’urine dont l’odeur suffoque quiconque s’en approche. Comment un patrimoine public, censé incarner l’espoir, le dynamisme et l’énergie de la jeunesse de Kandi, a-t-il pu sombrer à ce point dans la décrépitude ?

Le plus révoltant, c’est que cet état désastreux intervient malgré que l’infrastructure participe, elle aussi, à la mobilisation de ressources. Qui doit alors garantir l’entretien de ce lieu ? Et surtout, comment peut-on encore parler de politique de jeunesse alors qu’on abandonne un espace aussi stratégique à la saleté, à la négligence et à l’inaction ?

Voici autant de questions qui taraudent les esprits. Mais en attendant, une action urgente est nécessaire pour sauver l’image de Kandi, car ce lieu est toujours fréquenté par les étrangers que des autochtones.
La rédaction…

