Suite au coup d’État avorté du 07 décembre 2025, les populations venues des quatre coins de la commune de Ségbana sont descendues massivement dans les rues, le samedi 13 décembre, pour dire non à toute tentative de remise en cause de l’ordre constitutionnel en République du Bénin. À travers une marche pacifique mais déterminée, ayant pris corps dans l’enceinte de la mairie de Ségbana, les manifestants ont réaffirmé leur attachement indéfectible à la démocratie, à l’État de droit et à la cohésion sociale.Par la voix de Isaac Bagri, porte-parole des manifestants, les populations ont décliné en cinq points la motion issue de cette mobilisation. Elles ont d’abord exprimé leur indignation et leur ferme protestation contre toute tentative de déstabilisation des institutions démocratiques du pays, notamment à travers le projet de coup d’État déjoué le 07 décembre 2025. Elles ont ensuite condamné avec la plus grande rigueur toute manœuvre visant à compromettre la paix, les acquis démocratiques et le développement du Bénin.
Les manifestants ont également réaffirmé leur soutien total et indéfectible au Président de la République, Patrice Talon, garant de la stabilité nationale et du fonctionnement régulier des institutions, saluant au passage son leadership, sa vision et les réformes engagées pour le progrès économique et social du pays.

Par ailleurs, une profonde gratitude a été exprimée à l’endroit des Forces de défense et de sécurité (FDS) dont la vigilance, le professionnalisme, la loyauté et le sens élevé du devoir ont permis de préserver l’ordre républicain. Les populations ont encouragé ces forces à poursuivre leur mission avec la même détermination au service de la nation.
Enfin, les citoyens ont été invités, sans distinction aucune, à demeurer unis, vigilants et résolument engagés dans la défense de la démocratie, tout en appelant à la consolidation du vivre-ensemble, à la paix sociale et au rejet de toute forme d’extrémisme et de manipulation. Les populations de Ségbana ont réaffirmé leur volonté de participer activement à la construction d’un Bénin stable, prospère et démocratique, tout en restant mobilisées pour soutenir toute initiative en faveur de la sécurité, de la bonne gouvernance et du développement durable.

Aux côtés des marcheurs, les autorités politiques et administratives, les dignitaires et leaders religieux ont élevé la voix pour rappeler que la paix, le vivre-ensemble et le respect des engagements historiques pris par les Forces armées lors de la Conférence nationale des Forces vives de la Nation de février 1990 demeurent des piliers non négociables de la stabilité du pays.

Selon le maire Bio Zimé Orou Tian, la prise de pouvoir par les armes constitue une pratique rétrograde et un frein au développement :« Depuis 1990, nous avons dit non aux coups d’État. C’est une pratique rétrograde. Nous avons choisi la démocratie. Depuis 2016, le Bénin connaît une démocratie de développement. Nous disons non à toute pratique qui nous ferait reculer. Bravo à nos Forces de défense et de sécurité, et honte à ceux qui ont voulu nous faire reculer», a-t-il déclaré.Il a, par ailleurs, invité les populations à rejoindre et à soutenir le train du développement conduit par le Chef de l’État.

De son côté, l’honorable Mora Malick a exprimé sa gratitude envers les populations pour leur forte mobilisation, envers Dieu pour avoir mis en échec les putschistes, ainsi qu’envers les Forces de défense et de sécurité pour leur professionnalisme. :« Cela me va droit au cœur. Cet acte crapuleux et rétrograde ne nous honore pas, car il aurait fait reculer le Bénin de plusieurs années et entamé la confiance que les autres États placent en notre pays. C’est l’occasion de dire merci à nos Forces de défense et de sécurité pour avoir défendu l’intégrité de notre Chef de l’État et de notre nation », a-t-il souligné, tout en les invitant à demeurer loyales et républicaines.

Cette marche pacifique témoigne, une fois encore, de l’attachement profond des populations de Ségbana à la paix, à la démocratie et au Président Patrice Talon.
Ikililou ADAMOU IDRISSOU

